La Laineuse du cerisier

Les Laineuses, représentées en France par 4 espèces dont une protégée, portent bien leur nom : d’une part par les impressionnantes constructions de soies qu’elles tissent et dans lesquelles elles passent l’essentiel de leur vie de chenille, et d’autre part par leur pilosité développée, non urticante, qui leur donnent un aspect très doux au toucher.

Comment reconnaître cette chenille ?

La laineuse du cerisier.pngLa chenille de la Laineuse du cerisier peut être confondue avec celle de la Laineuse du prunellier (Eriogaster catax), plus rare et protégée sur tout le territoire français. Cet article explique comment distinguer les deux espèces au stade larvaire.
Son apparence varie au fil de son développement.

Plantes hôtes

On la rencontre uniquement dans les arbres et arbustes tels que les aubépines, les prunelliers, les aulnes, les saules… ainsi que d’autres arbres fruitiers.

Quand et comment la rencontrer ?

Il faut la chercher dans les haies non taillées. Les nids de soie sont en général bien visibles, d’autant plus que les chenilles qui y vivent grignotent la végétation à l’entour.

Particularités

Par son mode de vie grégaire et le grand nid de soie qu’elle tisse, cette espèce est parfois confondue avec les chenilles processionnaires, avec lesquelles elle n’a pourtant rien à voir. La découverte d’un tel nid dans les jardins des particuliers a malheureusement parfois comme issue la destruction de l’édifice par le feu, condamnant les chenilles pourtant inoffensives.

Cette chenille est-elle dangereuse ?

Elle ne possède pas de poils urticants et n’est donc pas dangereuse pour l’homme – au contraire, je la trouve même très douce au toucher. La présence de son nid dans les arbustes est sans conséquences pour ces derniers, qui se remettent très bien de la petite défoliation qu’elle peut causer. Il n’y a donc aucune raison valable de la détruire, d’autant plus que c’est une très belle espèce.

Galerie photos

Eriogaster lanestris (4).pngNid de Laineuses du cerisier dans un prunellier.

Eriogaster lanestris (3).png
Eriogaster lanestris (2)De jeunes chenilles dans leur nid.

Eriogaster lanestris (1)Chenilles d’élevage à un stade plus avancé, dans leur petit nid.

12Chenille d’élevage à un stade plus avancé.

19.pngChenille proche de la nymphose, tissant son cocon.

Eriogaster lanestris (7).pngCocons terminés

Eriogaster lanestris (6)Durs et imperméables, les cocons sont dotés d’un petit orifice de chaque côté permettant aux chrysalides de respirer.

Eriogaster lanestris (8)Chrysalides.

Deux autres Laineuses françaises, pour le plaisir des yeux :

10La Laineuse de l’aulne vert (Eriogaster arbusculae), que l’on rencontre dans les Alpes

28.pngLa Laineuse du prunellier (Eriogaster catax), protégée sur tout le territoire français.

Pour aller plus loin


Dernière mise à jour de la page : avril 2020