Le Bombyx cul-brun (Euproctis chrysorrhoea)

Le Bombyx cul-brun fait partie des quelques espèces de Lépidoptères françaises dont les chenilles sont considérées comme urticantes. Si l’on ajoute à cela que ses chenilles, grégaires aux premiers stades larvaires, peuvent faire des dégâts dans les plantations de ligneux, il y a de quoi ne pas apprécier ce petit papillon blanc. Pour autant, il faut lui reconnaître une certaine élégance, en dépit de son nom vernaculaire peu flatteur !

Reconnaître [chenille]

La couleur et les motifs de la chenille peuvent varier au cours de son développement, mais les deux taches rouges sont une constante qui permet d’identifier (presque) à coup sûr cette espèce. Une autre chenille du même genre, le Bombyx cul-doré (Euproctis similis) peut parfois, selon la coloration des individus, lui ressembler ; mais cette dernière est globalement plus sombre, possède en général deux fines lignes dorsales, et ses points rouges sont moins visibles. On peut également la confondre avec la chenille de la Noctuelle de la patience. Ces quelques éléments peuvent vous aider à différencier les trois espèces :

Trois chenilles

Cycle de vie

Les chenilles naissent généralement en automne et sont alors grégaires. Elles vivent dans un nid de soie et se nourrissent de la surface du limbe des feuilles. Elles passent l’hiver à l’intérieur de ce nid, puis, au printemps, continuent de grandir et se dispersent. On peut les rencontrer dans leur nid collectif au début du printemps, ou plus tard isolées sur des arbres ou dans la végétation basse. Elle est commune et facile à observer.

Plantes-hôtes

La chenille du Cul-brun se nourrit sur de nombreux ligneux, parmi lesquels le prunellier, les aubépines, les chênes, les saule, les arbres fruitiers…

Comment rencontrer cette chenille ?

Étymologie

Moyens de défense, prédateurs et parasites

Une chenille dangereuse ?

La chenille du Cul-brun est réputée urticante, et il vaut mieux éviter de la manipuler à mains nues. Je l’ai déjà manipulée sans précautions à plusieurs reprises, ignorant sa réputation urticante, et je n’ai pas eu de problèmes par la suite ; mais je suppose qu’il ne faut pas la presser ou la prendre en main de forces. Il reste possible de les déplacer manuellement en utilisant une branche ou une feuille. Le cocon tissé par la chenille avant sa nymphose, garni de soies, est lui aussi urticant.
Les réactions allergiques causées par le contact avec le Cul-brun ne sont pas aussi importantes que celles que peuvent provoquer les chenilles processionnaires.

Galerie photos

Bibliographie

  • D. J. Carter, B. Hargreaves, Guide des chenilles d’Europe, Delachaux et Niestlé
  • J-F. Aubert, Papillons d’Europe I, Delachaux et Niestlé
  • B. Henwood, P. Sterling, R. Lewington, Field Guide to the Caterpillars of Great Britain and Ireland, Bloomsbury Wildlife Guides
  • H. Bellmann, Quel est ce papillon ?, Nathan
  • A. Lequet, Biologie et développement du Bombyx cul-brun
  • Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten : [chenille]
  • Lepidoptera and their ecology : [chenille]
  • Moths and Butterflies of Europe and North Africa : [chenille]
  • Lépinet :
  • Artemisiae, le portail dynamique national sur les papillons de France :

Plantes hôtes

Quand et comment rencontrer sa chenille ?

Cette chenille est-elle dangereuse ?

Galerie photo

4 (2)6 (2)Nid de jeunes Bombyx culs-bruns photographié à Chambéry au début du printemps 2019. 

Euproctis chrysorrhoea (1)Euproctis chrysorrhoea (3)Euproctis chrysorrhoea (2)1 (3)2 (2)Imago femelle issu de l’élevage d’une des chenilles en photo plus haut.

Pour aller plus loin

Dernière mise à jour de la page : mars 2021