Le Vulcain

Le Vulcain (Vanessa atalanta) fait partie de la grande famille des Nymphalidés, représentée dans le monde par plus de 6 000 espèces dont 130 peuvent être observées en France. Au stade adulte, c’est un élégant papillon noir et orange, qui fréquente les jardins, les prairies, les bordures forestières et les vergers, dans lesquels il se nourrit des sucs de vieux fruits fermentés. C’est une espèce migratrice dans la partie nord de son aire de répartition, qui connaît généralement deux générations par an : au printemps, les Vulcains migrent vers le Nord pour se reproduire, et en automne, les individus issus de cette génération repartent vers le Sud. Certains individus passent l’hiver à l’abri dans nos granges, caves et garages. Aux premiers rayons de soleil, ils sortent se dégourdir les ailes. On peut donc observer le Vulcain pratiquement toute l’année ! C’est un papillon très commun, qu’on reconnaît aisément même en vol. Sa chenille est plus discrète et vit cachée dans une feuille…

Comment le reconnaître ?

Le vulcainLa chenille du Vulcain est assez variable, généralement gris clair à gris très sombre voire noir, parfois rougeâtre. Elle est couverte de soies épineuses jaunâtres, sombres chez les individus plus foncés. Ses flancs sont maculés d’une ligne de taches d’un blanc jaunâtre, plus ou moins bien délimitées, et surtout visibles chez les individus sombres.

Plantes hôtes

Elle se nourrit sur plusieurs espèces d’Urticacées : essentiellement l’Ortie dioïque (Urtica dioica) ou l’Ortie brûlante (Urtica urens), mais également sur la Pariétaire de Judée (Parietaria judaica) et la Pariétaire officinale (Parietaria officinalis).

Quand et comment le rencontrer ?

On peut observer la chenille du Vulcain au printemps et en été. Pour cela, il faut examiner les orties et pariétaires à la recherche d’une feuille repliée sur elle-même, dont le pétiole a été rongé. La chenille se construit en effet un petit abri en tissant quelques fils de soie pour relier et rapprocher les bords d’une large feuille, se mettant ainsi à l’abri des oiseaux et autres prédateurs. On peut également l’observer lorsqu’elle a quitté son abri pour se nourrir. Lorsqu’elle a terminé son développement larvaire, la nymphose a lieu dans l’abri.

Cette chenille est-elle dangereuse ?

Pas du tout. Malgré son aspect épineux, elle est totalement inoffensive.

Galerie photo 

10 (2)La cachette pas si secrète de la chenille du Vulcain ! Sur un plant d’Ortie dioïque
à Pont-d’Ain (01) en avril 2019.
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Chenille de Vulcain, le même jour dans le même secteur.
3Chrysalide de Vulcain, quelques minutes avant l’émergence. On voit déjà les couleurs et motifs des ailes de l’imago !
20Le même, sorti de la chrysalide, après avoir fait sécher ses ailes. Le dessous des ailes, à première vue plus terne que le dessus, est en réalité couvert d’élégants motifs bleus et brun-rougeâtre.19Le voilà dans ma main, prêt à décoller vers de nouveaux horizons ! 

Pour aller plus loin


Dernière mise à jour de la page : mars 2021