La Pudibonde

Avec son air de « brosse à dent », la chenille de la Pudibonde passe difficilement inaperçue. Son papillon quant à lui est bien plus « banal », mais non moins original par sa façon de disposer ses longues pattes antérieures poilues.

Comment la reconnaître ?

La pudibonde.png

Confusion possible : La chenille de la pudibonde peut être confondue avec la chenille de l’Étoilée, qui possède aussi des touffes de poils jaunes ; ou bien avec la chenille de la noctuelle de l’érable (Acronicta aceris), très poilue et de couleur jaune-orangée.

Plantes hôtes

La chenille de la pudibonde est polyphage et se nourrit de très nombreuses plantes ligneuses parmi lesquelles les chênes , les bouleaux, le noisetier, le hêtre, les ormes, les tilleuls, les aubépines, les Prunus

Quand et comment la rencontrer ?

C’est une chenille que l’on rencontre relativement tard dans l’année, généralement en automne. Il faut pour cela la chercher sur ses plantes-hôtes (voir liste ci-dessus), ou avoir la chance de la voir lorsqu’elle se promène d’une plante à l’autre ou qu’elle recherche un lieu propice à la nymphose.

Particularités

Son nom vernaculaire, « Pudibonde », signifie « qui est d’une pudeur exagérée allant jusqu’au ridicule ». Ce nom lui viendrait de sa propension à se recroqueviller lorsqu’elle se sent attaquée, comme pour cacher sa nudité.

Cette chenille est-elle dangereuse ?

Malgré sa pilosité que l’on pourrait penser urticante, cette chenille n’est pas dangereuse pour l’homme : ses poils ne provoquent pas de réaction allergiques ou d’irritations. Elle n’est pas non plus « nuisible » pour les végétaux.

Galerie photos

Je n’ai pas encore de photographie de cette espèce, mais je mettrai cette page à jour dès que nos chemins se croiseront !

Petite anecdote…

poussin.jpgJe n’ai eu l’occasion de croiser cette chenille qu’une seule fois dans ma vie, vers l’âge de 8 ans, dans le jardin de mon arrière grand-mère. Je me souviens pourtant parfaitement de cette rencontre : j’ai aperçu au loin, au pied du magnolia, une petite forme jaune et poilue que j’ai prise pour un de ces petits poussins de Pâques en feutrine et en plastique que l’on utilisait pour décorer les « nids de Pâques ». Pensant que ce petit poussin avait été oublié lors de la dernière chasse aux œufs, j’ai voulu le récupérer pour le ramener à la maison, et ai été très surprise de découvrir qu’il s’agissait en réalité d’une chenille (dont j’ignorais évidemment l’identité). Je me souviens avoir voulu l’élever, mais elle a réussi à s’échapper de la serre en plastique que j’avais à l’époque.

Pour en savoir plus…


Photographies libres de droit utilisées :
– Chenille de la Pudibonde par l’utilisateur Darius Baužys sur Wikimedia commons.
– Imago de la Pudibonde par l’utilisateur Kurt Kulac sur Wikimedia commons.

Dernière mise à jour de la page : avril 2020