L’Hibernie défeuillante

L’Hibernie défeuillante fait partie des quelques espèces de Géométridés dont la chenille est facilement reconnaissable. Elle est commune et répandue dans nos campagnes, et il est facile de la trouver dans les buissons au printemps. Comme son nom l’indique, les années où elle est présente en grand nombre, elle peut occasionner quelques dégâts sur les arbres…

Comment la reconnaître ?

L'hibernie défeuillante.pngLes couleurs de cette chenille peuvent varier selon les individus : certaines sont très pâles avec des couleurs presque effacées, alors que d’autres ont des couleurs vives et bien marquées. Néanmoins, on peut la reconnaître facilement à sa tête orangée, à sa posture et à ses motifs.

Plantes hôtes

Cette chenille se nourrit sur de nombreuses essences de feuillus, dont les Rosacées ligneuses (Prunus, aubépines, rosiers, pommiers, sorbiers), mais aussi les chênes, charmes, tilleuls, chèvrefeuilles, noisetiers, groseilliers, saules…

Quand et comment la rencontrer ?

Au printemps, dans les arbres et arbustes. Il est très facile de l’observer dès le mois d’avril en cherchant un peu dans les haies. Elle n’est généralement pas cachée et reste immobile à proximité de l’extrémité des branches.

Particularités

Chez l’imago (papillon), la femelle est aptère ; c’est-à-dire qu’elle n’a pas d’ailes fonctionnelles ! Elle s’observe plus difficilement que le mâle, et reste généralement posée sur le tronc d’un arbre en attendant d’être fécondée. Une autre particularité de cette espèce est que l’on observe généralement les adultes à la fin de l’automne et en hiver.

Cette chenille est-elle dangereuse ?

Non, elle est inoffensive pour les hommes ou les animaux. En revanche, elle est considérée comme une espèce ravageuse pour les arbres en raison de son appétit pour les feuilles (d’où son nom d’Hibernie défeuillante !). N’ayez crainte cependant si vous en trouvez un ou deux dans votre jardin : les chenilles de cette espèce sont surtout problématiques lorsqu’elles sont présentes en grand nombre.

Galerie photos

Erannis defoliraria (1)Erannis defoliraria (2)Deux chenilles observées en mai 2018 à Chambéry ; voyez comme la première est bien plus sombre que la seconde !

2 (2)32Deux autres chenilles photographiées un an plus tard, en mai 2019, à Mépieu. La différence de couleur est à nouveau saisissante. 


Dernière mise à jour de la page : avril 2020